lundi 8 octobre 2012

Enfin...

Après quelques jours HS il y a 15 jours, et des journées bien remplies la semaine dernière, enfin deux petites heures au bord de l'eau en cet agréable dimanche d'automne. Les gardons sont encore juste sous la surface, peut être (eux aussi) à se réchauffer au soleil. La différence notoire est qu'ils sont plus au milieu du canal  (même si des groupes restent le long des bordures). 


Cette fois-ci encore c'est une sortie au pain Chaillou. L'avantage c'est que en partant de la maison avec du pain sec enroulé dans un linge humide il est prêt lorsque j'arrive au bord de l'eau. Les graines de chènevis sont achetées, mais comme la sortie n'était pas prévue, elles ne sont pas prêtes.

Autre nouveauté du jour, la Televit 2.10m arrivée cette semaine, très courte et légère, elle se comporte comme la 2.70 (finition identique). En promo, elle a coûté moins de 5 euros. Pour faire les bordures sous les marronniers c'est nickel, et pour Moustique c'est plus facile à gérer. 

Six gardons prendront l'air ainsi que deux perchettes. Lorsque la miette intriguent ces dernières, il suffit à l'aide de petits coups de scions de leur agiter devant le nez, comme si la miette fuyait... Et paf ! Je vais pouvoir repasser aux leurres pour aller chercher les zébrées. 

mercredi 19 septembre 2012

Montage de ligne maison

Jusqu'ici, j'ai utilisé des hameçon de 16 montés sur 50 cm de 0.12, avec un raccord boucle dans boucle sur un corps de ligne en 0.16 de 1 mètres. Pour pêcher en surface ce montage marche bien. Mais, lors des deux dernières sorties, peut être à cause d'une pollution, les boucles ne voulaient pas couler ou très difficilement. Adolescent j'arrivais à monter des hameçon de 4 à palette, mais un hameçon de 16...


Je suis donc passé acheter un monte-hameçon Matchman et des hameçons de 16. La notice du Matchman est incompréhensible sans faire les manipulations en même temps (heureusement que j'ai quand même pris le monte-hameçon en magasin après avoir lu la notice, ce qui n'était pas gagné). Le premier montage était raté, mais le second fut le bon (et les trois suivants aussi). Une fois le montage terminé, j'ai fait un test de résistance du montage (hameçon de 16 sur 1.5 m de 0.12 Beastmaster Shimano). L'hameçon (VMC 9408 BZ) a lâché avant le nœud et avant le fil.  


La pêche avec un montage direct est nickel. La miette coule naturellement sans "accroc" au niveau des boucles, ce qui me permet de continuer à ne pas mettre la moindre plombée. La miette coulant lentement, les gardons ont largement le temps de taper plusieurs fois dedans lorsqu'elle traverse le banc et d'en avoir un qui engame. Ils seront six a valider mon montage d'hameçon lors de la sortie du jour.   


Les hameçons sont un peu plus fort de fer que ceux que j'utilisais jusque là. Il devrait donc être plus costauds, mais jusque là je n'ai eu aucun soucis (cf la brème de ces derniers jours). Par contre, la grosse différence est dans l'eschage: c'est plus difficile de fixer ma miette sur les nouveaux hameçon. Avec les anciens cela s'enfilait tout seul. Il faudra que je retrouve les même non montés (je vais remonter ceux qui me restent). 

dimanche 16 septembre 2012

Jolie Brème

Moustique étant partante pour venir au bord de l'eau, nous nous rendons tous les deux au canal. Une canne chacun, cela durera 7 minutes... puis elle préfère jouer à faire des brochettes de feuilles de noisetier. Je replie sa canne et je pêche un peu : un œil sur la miette et un œil sur Moustique. 

Les gardons ne sont pas super actifs (1015, temps ensoleillé et peu de vent), je tombe quand même sur un groupe en goguette le long de la berge. Pas moyen de les intéresser à ma miette, ils tapent vaguement mais personne ne mord. Je tente de laisser la miette couler un peu plus. Je suis à la limite de ne plus la voir au fond, mais j'arrive à distinguer qu'elle disparaît d'un coup. Je ferre et c'est parti, lourd mais pas violent. Je suis sur un bord où on est proche de l'eau, donc je me penche pour attraper le poisson directement à la main et hop une photo puis retour à l'eau. Je l'estime à 40+ cm, ma plus grosse sur un nylon 0.12.


Quelques minutes après on prendra un petit gardon et puis, direction le zoo et un tour de manège.

vendredi 14 septembre 2012

Less is more

Dimanche dernier, petite sortie en solo, Moustique préférait rester à lire à la maison. L'après-midi est ensoleillé et l'activité des poissons en surface est importante. Pour deux heures et demi de sortie ce sera 24 gardons qui prendront l'air. Je ferai aussi une petite perche au pain: elle n'a pas su résister aux petits coups de scion et s'est goulûment jetée dessus. 



Aujourd'hui, j'ai terminé la journée au bord de l'eau. Le temps était variable et bien venteux. Entre deux nuage, la pêche à vue était possible. Sinon, c'était plutôt de la "pêche au toc" (mais toujours avec une miette de pain chaillou qui traînait dans le fond de ma poche depuis la semaine dernière). Je n'ai vue aucune activité en surface. Je laisse donc mes miettes couler un peu plus qu'à l'habitude. Le premier gardon est beau (comparé aux gardons que je prends habituellement), mais il a du se friter (avec un carnassier ou un pêcheur) car il a la lèvre du bas bien amochée.


Avec ce vent, ce n'est pas évident de maîtriser la coulée de la miette. Tout tient dans la position du fil par rapport au vent. Il doit rester droit et dans l'axe du vent. La moindre boucle sur l'eau fait une prise au vent et le miette se fait balader (même si tout le fil est posé sur l'eau, zéro bannière). Le plus marrant c'est que le vent tournait... et il fallait éviter les feuilles en surface... 


Au final, pour deux petites heures au bord de l'eau, je ferai six poissons (et deux loupés) mais tous de bon calibre. Le gardon de la seconde photo était le plus petit de la sortie. Est ce que lorsqu'il fait mauvais les petits se cachent ? Les plus gros étaient présents et plutôt au fond. 

samedi 8 septembre 2012

Sortie avec Moustic

Cet après-midi petite sortie avec Moustic. Nous voilà partis à la traque des petits blancs. On regarde le long de la berge où il y a des mouvements en surface, on s'approche doucement, on laisse tomber la miette dans le banc, et on regarde les gardons taper dedans jusqu'à ce que l'un d'entre eux se décide à croquer la miette, et hop on ferre. Le premier poisson sera une brème, puis les deux suivants des gardons. 





La braderie est terminée, mais il reste la "foire aux manèges". A plusieurs reprises, lorsque je lui ai dit vas-y, il n'y a pas eu de ferrage. L'attention de Moustic avait quitté la miette de pain pour se porter sur les grands manèges qui sautaient dans tous les sens. Au bout de 25 minutes, elle est devenue plus intéressée par les jeux de la citadelle et par une glace. 

mercredi 5 septembre 2012

Sortie au Chaillou

Les berges de la Deûle sont redevenus fréquentables. Le temps est un peu gris ce matin et donc j'opte pour une sortie "blancs à vue". Cette fois je ne vais pas utiliser des miettes de mon sandwich. J'ai acheté un pain Chaillou la semaine dernière et réhydraté une tranche hier soir. Y'a pas photo, le plain Chaillou c'est vraiment mieux que les miettes de sandwich : cela tient bien à l'hameçon et on peut faire plusieurs coulées sans soucis. J'ai même réussi à faire deux poissons avec la même miette.


Cette sortie est l'occasion de faire mes trois premiers rotengles. En complément je ferai une douzaine de gardons et 6 brèmes. J'ai un peu allongé mon corps de ligne pour faire 1.5m (au lieu de 1m les dernières fois). Avec le temps gris, les poissons sont un peu plus profond, mais pas la peine de mettre plus de 1.5 m car ensuite je ne vois plus mon bout de pain.


Un ami pêcheur au coup m'a dit que des hameçons de 16 c'est trop gros, mais l'avantage c'est que cela sélectionne un peu les poissons. Toutes les prises de la sortie seront à peu près du même calibre. J'ai quand même essayé avec un hameçon de 18, mais le soucis c'est que mon fil ne coule pas (mon corps de ligne est en 0.16 et je n'utilise pas de plombée).


Une belle petite ballade de deux heures le long du bras mort avec une vingtaine de poissons de sortis, trois loupés, et les deux averses étaient très légères.

jeudi 30 août 2012

Vive la braderie !

Le rituel annuel de la métropole Lilloise se précise. Les alentours de la citadelle sont encombrés au point de plus pouvoir poser un pied par terre, ni même approcher de l'eau. Des voitures sont garées au ras du bras mort du canal, même pas moyen de passer entre les véhicules et l'eau (parfois le coffre du véhicule déborde au dessus de l'eau). Et quand ce n'est pas un véhicule, c'est une tente ou une barrière, et un(e) gros(se) lourd(e) qui t'insulte (en français, flamand, polonais ou allemand) si jamais tu oses t'approcher de sa zone "privée" pour tremper le leurre. 

Les pistes cyclables et certaines voies de bus sont elles aussi devenues des zones de non droit, où les gens sont prêts à se battre pour poser leur chargement / tente / véhicule... A "argumenter" qu'ils avaient marquer leur emplacement à la bombe de peinture sur le sol ou les arbres depuis plusieurs semaines. En prime, c'est déjà une poubelle géante ou les détritus, bouteilles, sachets vides, couches, voir excréments qui ont envahi le sol et l'eau.

Je fais un gardon de ~ 20cm et puis je repars c'est vraiment trop insupportable. 

dimanche 26 août 2012

Essai de canne plus courte et stratégie

Hier, essai d'une nouvelle canne : Kyoceram Televit 270. Je voulais faire un essai avec une canne plus courte pour les endroits encombrés et pour pêcher sous les arbres (et voir ce que valait une canne carbone à moins de 10 euros). Même poids que la Caperlan Telepocket 400, mais seulement 2.70 m avec un encombrement de 40cm. Les sections de carbone sont beaucoup plus épaisses et la finition est beaucoup moins soignée. Le scion plein est rikiki : la moitié de la longueur de mon scion habituel.  La canne est plus souple et moins rapide. La prise en main est correcte : le talon est recouvert d'une matière un peu rugueuse qui ne fait pas trop transpirer et évite la glisse. Comme la Garbolino, cette canne est prévue pour être tenue au talon et avec cette longueur cela va pour l'équilibre de la canne. 


En arrivant, toujours les groupes de blanc en surface, je commence donc à la boulette de pain. Première coulée, première brème. La canne se plie plus que la Telepocket sur ce genre de prise, c'est pas si mal une fois le poisson accroché cela amortit davantage. Elle est montée comme précédemment : 50 cm de fil nylon 0.16 suivi d'un hameçon de 16 monté sur un bas de ligne de 50 cm en 0.12 (ni flotteur ni plombée).  


Avec une canne de cette longueur, je dois m'approcher un peu plus. C'est très intéressant de travailler sur la discrétion de l'approche, puis de faire tomber la boulette de pain au milieu du groupe pour avoir un petit ploc et attirer l'attention des blancs. Les gardons se jettent parfois littéralement sur le pain, tellement que tout le monde le bouscule mais personne ne le gobe. Si je fais une micro animation du scion, alors la bousculade recommence. Si jamais la boulette en est à sa troisième coulée cela arrive qu'ils déshabillent entièrement l'hameçon (sans personne qui mange le pain au final).  Lors de ce genre de "bousculade" la boulette fini par descendre en dessous des petits excités et c'est un poisson plus gros qui fini par engamer. J'ai eu quelques loupés de ferrage mais c'est une pratique vraiment sympa.  


Je finirai par un peu de dandine au mini jig 5g. La canne pêche un peu par sa souplesse sur cet exercice. Deux ferrages loupés et une perche de sortie qui se décrochera toute seule au dessus de la berge. La souplesse de la canne est un point faible pour le ferrage au leurre (ou alors il faudrait que j'appuie un peu plus). Je trouve que la sensation de pêche est la même qu'avec la canne 3m en fibre de moustique. Pas eu l'occasion d'essayer la pêche avec un leurre souple, mais je ne me fais pas d'illusion ce sera trop souple je pense. C'est sans doute moustique qui récupèrera la canne pour nos sorties a deux: moins d'encombrement et un peu plus légère (les 4m sont un peu longues pour elle).


jeudi 23 août 2012

Cure de jouvence

Sortie uniquement au blanc. Je fais le montage le plus minimal : 1 m de fil, hameçon de 16 sans plombée, des miettes de mon sandwich du jour.  Je pars à la recherche de groupes de gardons / rotengle le long de la bordure. Une fois repérés, je laisse tomber le pain au milieu du groupe en essayant de faire un "ploc" histoire que cela attise leur curiosité. Ils tapent dans la miette, goûtent timidement, dès que la miette disparaît, je ferre.  Parfois, la miette ne les intéresse pas donc je recommence, mais je la remonte doucement histoire de ne pas leur faire peur. Parfois, l'hameçon ressort nettoyé et la miette est restée. Il n'y a pas de raison que je gagne à tous les coups. Comme hier, les poissons sont piqués au niveau de la bouche donc facile à décrocher sans les blesser et à remettre à l'eau.


Ce matin, ma commande de mystic est arrivée (classique le duo rouge / jaune), donc je m'y essaie. Petit moment de nostalgie, la dernière fois que j'ai tenu un tube entre les main devait être il y a 25 ans... Même stratégie que pour le pain. Le rouge les laisse totalement indifférents. Le jaune par contre les titille. Il goûtent et recrachent, parfois plusieurs fois. C'est super intéressant : ferrer avant qu'ils recrachent mais suffisamment tard pour que l'hameçon ait eu le temps de franchir la bouche... Rester détendu et travailler les réflexes.  Par rapport au pain, cela coule plus vite, et donc la fenêtre de temps pour tenter les poissons à chaque coulée est plus courte.


Je vais faire une demi douzaine de rotengles et gardons, rater quelques ferrages et deux poissons se décrochent, un petit juste avant le bord et un plus gros (que le second en photo) peu de temps après le ferrage. J'ai vraiment été surpris de piquer un poisson "aussi gros" (de l'ordre de 25 cm). Et donc, je pense avoir remonté trop vite ma ligne... Je voyais des petits en surface, mais ceux qui étaient en dessous semblaient plus gros. Je trouve que le gardon de la seconde photo se défendait pas mal du tout. Je dirai davantage qu'une perche de la même taille (en même temps j'étais sur du 0.12 et pas du 0.20 comme pour les perches, mais je ne sais pas si cela change grand chose).



En parlant de perches, la dernière prise était une perche sur du mystic jaune. Contrairement aux blancs, elle avait bien engamé l'hameçon. Les blancs sont un peu timides à goûter, ce n'était pas son cas. Pour les blancs, il ne faut pas "animer" l'hameçon mais le laisser descendre naturellement. Par contre pour la perche, l'arrêt de l'hameçon devant sa bouche avec un micro coup de scion a été très efficace pour la faire gober.  

Bien que je cherchais du blanc avec une canne au coup et des appâts de blancs, j'ai vraiment trouvé les même sensations que dans la pêche au leurre (même si je me suis déplacé un peu moins que d'habitude). J'étais vraiment comme un gamin au bord de l'eau à suivre les mouvements en surface et à tenter le coup à chaque fois. J'ai l'impression que cela faisait bien sourire la personne assise sur un banc pas loin de moi. Surtout quand j'ai décroché le "gros" gardon et que j'ai dit "Arrgh... loupé" en le regardant tout en me marrant. 

mercredi 22 août 2012

Blancs à vue

Pas beaucoup de perches actives ces dernières sorties. J'ai quand même pu "valider" mon montage de ligne sur le scion avec une ficelle sur deux perches (une au jig et une au Rockvibe 2" sut TP 1.7g).


Par contre, toujours beaucoup de blancs en surface (principalement des gardons et rotengles a priori) qui gobent ou s'aliment juste en dessous de la surface. Régulièrement ils suivent le leurre, mais ne vont pas jusqu'à attaquer. Il faut dire que certains sont à peine plus gros que le Rockvibe. 

Je fini donc par sortir la pochette d'hameçons achetés pour ma princesse et qui sont restés depuis dans ma pochette de leurres (des 16 sur bas de ligne de 0.12). Je monte directement le bas de ligne sur le scion (super pratique avec mon bout de ficelle) ce qui fait une longueur de 50cm. Je mets une boulette de pain (il restait deux bouchées de mon sandwich). Et c'est parti pour quelques minutes de pêche au pain à vue sur hameçon de 16 sans plombée.  

Je pose la boulette près d'un groupe et je laisse doucement couler. Ils viennent voir, tapent dedans et finalement, il y en a un qui semble se décider (je ne vois plus la boulette de pain). Je ferre doucement, mais loupé. Les blancs 1 - moi 0. 


Je recharge et je recommence. Lorsque je ne vois plus la boulette de pain, je ferre, et pif un carpeau au sec. Les blancs 1 - moi 1. Piqué comme un carnassier au leurre, tout prêt de la bouche, c'est super pratique pour le décrocher. Une fois remis à l'eau il repart comme une bombe. C'est pas gros, mais super rigolo. (Désolé pour la mise au point foireuse, le téléphone n'a pas pris le bon plan.) 


C'est l'heure de partir, mais c'est clair que je vais y revenir. La prochaine fois, je mettrai quand même 1 m de ligne pour pouvoir laisser mon pain couler un peu plus longtemps, sans avoir la canne au ras de l'eau. Une autre envie : faire une mouche sur un hameçon de 16 pour essayer de les pêcher on the fly. Y'a pas à dire la pêche à la mouche me titille de plus en plus depuis que j'ai découvert le Tenkara.